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Lettre ouverte à la LFP

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Le coup de poker de Canal + : le dessous des cartes

       Entre 1999 et 2003, Canal Plus a versé une somme de 158 millions d’euros à 9 clubs de L1 et de L2 (Marseille, PSG, Lyon, Bordeaux, Monaco, Lens, Bastia, Strasbourg et Saint-Etienne) dans le cadre d’un contrat baptisé « Options » afin de s’assurer une priorité sur les droits télé de ces clubs, dans l’attente du jour où ceux-ci en seraient propriétaires exclusifs.

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Réforme de la Coupe de la Ligue

       Il y a peu, la Coupe de la Ligue était une compétition qui faisait la part belle à la vérité du terrain, avec ses éliminations directes, son tirage au sort intégral à chaque tour et ses finales inédites. Sa récente réforme voulue par la LFP introduit deux changements majeurs dans son règlement : la protection des clubs engagés en Ligue des Champions et l’instauration du statut de « tête de série » dans un système de tableau à partir des 1/8e de finale.

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Répartition des droits de télévision

       600 000 000 d’euros c’est la somme historique que Canal + débourse chaque saison pour s’arroger l’exclusivité de la retransmission des matches du championnat de France de Ligue 1.(NDLR : pour la période 2005-2008) Si, avec un tel investissement, on a désormais une idée plus précise de l’identité du vrai patron du football professionnel français, au regard de l’investissement consenti, on peut légitimement s’inquiéter de la marge de manœuvre qu’il reste encore à son instance dirigeante face à une telle puissance économique.

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Sanctions à deux vitesses

       C’est la chronique estivale d’un dirigeant de club qui approche en toute illégalité certains joueurs encore sous contrat avec d’autres clubs. La commission juridique de la Ligue de Football Professionnel, par la voix de son président, a heureusement reconnu dans cette pratique une infraction à l’article 111 du règlement administratif. La sanction qui s’en est suivie a logiquement atteint des sommets… de clémence en se limitant à un simple « rappel aux règlements ».

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Conflits d'intérêts au sein de la LFP

       Mon premier est vice-président à la LFP et le président du club le plus puissant du championnat. Mon second est actionnaire du club de mon premier. Mon troisième est le frère de mon second et le président d’un club rival du club de mon premier. Mon quatrième, est le président de la LFP et l’ancien avocat de la société de mon premier. Mon cinquième, est le président de la commission juridique de la LFP et l’avocat personnel de mon premier. Mon sixième, est membre de la commission présidée par mon cinquième et directeur administratif du club de mon premier. Et mon tout est une charade bien confuse qui laisse autant perplexe que la situation qu’elle décrit laisse inquiet.

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Erreurs d’arbitrage

       Notre propos n’est pas ici de faire un énième procès de l’arbitrage aussi démagogique que stérile. Si nous croyons que la répétition des erreurs graves d’arbitrage a une incidence certaine sur l’équité des compétitions, nous ne sous-estimons pas l’influence du contexte pernicieux dans lequel l’arbitrage est contraint de s’exprimer. Nul doute pour nous que le « malaise » arbitral est le fruit de ce système biaisé cultivant le mélange des genres, où présidents de clubs et dirigeants du football professionnel sont parfois les mêmes et dont les arbitres, instruments involontaires de ce pouvoir opaque, sont devenus les nouveaux otages. Otages dont il ne sera fait ici aucun procès.

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